Sa fille lui confie ses blessures d’Amour mais son cœur de mère entend, combien, toute sa colère s’adresse aux femmes dont elle est la continuité. Alors, s’affranchissant de la règle du silence, la Femme fait taire  la mère et  parle à sa fille, de Femme à Femme.

Affranchis-toi de tes héritages

Nous n’avons pas été éduquées pour ETRE ce que nous sommes profondément. Nous sommes essentiellement aimées, pour notre capacité à apporter, à l’Autre, le confort et la facilité de vie.

Une partie de nous refuse de se soumettre, de plier, de s’abaisser, et c’est pourquoi, souvent, nous souffrons autant des genoux. Nous avons besoin de nous sentir aimées, alors nous faisons des compromis avec nous-mêmes ; préférant nous mentir, nous cacher la réalité et ainsi, renoncer à notre libre-arbitre et à notre  liberté de choix.

Tu as raison ; « tu  n’es pas une option ». Mais regarde bien ; prisonnière de nos manques et de nos frustrations,  tu te positionnes comme une option, comme une pièce rapportée. Tu attends des autres qu’ils te rassurent sur ta réelle appartenance à la famille, au clan. Nous avons toutes besoin d’être reconnues ; ignorant que notre naissance nous inscrit, de droit, dans l’histoire passée de notre famille, dans sa dynamique présente et dans son futur à construire.

N’oublie pas ! En naissant, nous participons, en coresponsabilité, à la dynamique de nos familles. Notre place est fixée mais nous sommes responsables de ce que nous acceptons d’y jouer. Nous nous trompons en pensant que c’est à la famille d’en définir les rôles et contenus. Nous nous leurrons à croire que « donner ou faire plaisir » garantit l’amour. Autorise-toi à ne plus négocier l’Amour.

Libère-toi des chaines qui te gardent prisonnière des usages, des croyances, des traditions, des coutumes. Je te raconterai mon histoire et celles des autres femmes avant moi. Ainsi tu comprendras et tu t’autoriseras à être libre ; libre dans ton corps mais surtout libre dans ton esprit. N’aie pas peur ! La Liberté … çà s’apprend.

Dans ta famille, Prends ta place, Fais ta place

Accepte la dynamique de ta famille mais modifie ta façon de t’y impliquer émotionnellement. Circonscrit ce que tu peux et veux y jouer.

Ne te focalise plus sur le mirage des manifestations d’Amour.  Libère toi de  tes attentes illusoires ; place ton énergie dans ce que tu veux réaliser pour Ta Vie et qui aura des répercussions sur leurs vies.

Tu offres,  à des pros du « secret » et du « non-dit »,  un relationnel que tu veux authentique, spontané et direct. Ta fragilité est d’en attendre un retour à l’identique. Pends le temps de regarder autrement, de mesurer et d’apprécier tout ce que tu joues dans et pour ta famille.

Affranchis-toi d’une vision utopiste. Il y a celle dont tu hérites et celle que tu te crées. La Famille, au sens large, n’est qu’un système qui n’a pas obligatoirement comme fonction de nous apporter l’Amour et la Sécurité. Il est un espace d’expériences pour nous permettre de « grandir ».

L’amour et la confiance nous l’acquérons dans notre capacité à tirer enseignement des épreuves ou expériences de la vie.

Pour être aimée, ne brade pas ton potentiel. Ne signe plus de contrat de dupes. Ces contrats  où par crainte du rejet, personne ne conscientise ni exprime ses véritables motivations.

Ne marchande pas ton Amour. Tu fais tout pour que l’Autre soit heureux et te récompense en t’apportant l’illusion de l’Amour. Sois lucide. L’Autre ne peut t’aimer à ta juste valeur. Il ne te connait pas. Tu lui caches qui tu es. Il t’aime pour ce que tu lui apportes : la garantie de sa zone de confort. Apprend à t’Aimer et tu sauras aimer l’Autre.

Ne triches plus avec ce que tu veux pour toi. Arrête de te battre avec toi-même. Tu es une femme « forte », d’une lignée de guerrières, tu mérites d’être aimée pour ce que TU ES.  Tu es digne d’Amour. Prends le temps de te définir dan ta part de lumière et ta part d’ombre.

Accepte la réalité comme elle est puis apprend à te positionner ; non pas pour être aimée ;  uniquement dans le respect de ce que tu es, de ce que tu vaux ; dans le respect de toi-même. Se respecter c’est être vigilant à respecter l’accord que nous passons avec nous-mêmes.

Apprend à TE dire, sans cri, sans colère,  avec la certitude qu’apporte l’harmonie du cœur, du corps et de l’esprit. Tu as de la Valeur, ta parole compte.

Apprend à ETRE ; d’abord pour toi. Ainsi, « ce que tu es » sera une évidence pour les autres.

Aimes-toi, acceptes-toi, prends soin de toi. Tu sais combien tu es capable d’Amour. Sois plus exigeante, c’est aussi aux autres de mériter ce que tu es en mesure de donner. C’est aussi aux autres de mériter la qualité de ton Amour.

Si tu t’aimes avec valeur et t ‘affirmes à ta juste valeur, dans un respect ferme et posé de ce que tu es fondamentalement, tu auras en retour le Respect et l’Amour ; pas tel que tu le veux, que tu l’imagines, que tu l’espères, mais tel qu’il doit être, «  inconditionnel ».

N’attend pas de l’Autre qu’il comble tes manques. Identifier tes manques te permettra de te protéger de l’intrusion intempestive de ceux qui consciemment ou non, s’engouffrent dans nos zones de faiblesse. Aime toi en te protégeant et donne, à ceux qui en ont besoin, ce que tu n’as pas eu et que tu considères important voir indispensable dans la construction de leur identité.

De mère en fille ….

Tu auras bientôt 40 ans, tu as en responsabilité Ta vie et la famille que tu t’es donnée. Un jour tes enfants devront faire leurs propres choix, en s’appuyant sur ce qu’ils auront vécu avec toi.

Ils auront la chance de t’entendre leur dire qu’ils ont la liberté de faire comme ils le sentent et non en copie conforme de ce qu’ils auront perçu de Ta vie.

Entre temps, tu continueras à faire la difficile expérience de te battre pour être Toi. N’oublie pas tu es là pour te réaliser dans des conditions pas toujours faciles et évidentes.

Il m’a fallu 70 ans pour en prendre pleinement conscience, le combat contre les conditionnements n’est pas aisé mais j’y vais encore et je prends plaisir à me sentir (RE) naitre. Tu as encore de la marge.

Tu es ma fille et je t’aime. J’espère t’avoir donnée  ce que ma mère, libre dans sa prison, n’a pu m’offrir : la liberté d’un autre regard sur la vie.

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