
Il arrive que des événements douloureux bouleversent notre Histoire généalogique : guerre, esclavage, génocide, déportation, exil, colonisation, migration…
Revivre ces événements, dans le contexte politique historique et socio-économique de l’époque, permet de mieux appréhender les motivations qui ont conduit nos ancêtres à certains choix tels que le reniement, l’acculturation ou l’assimilation.
Pour beaucoup de nos ancêtres, le choix de renier sa culture et de ne pas la transmettre, a été source de souffrances : trahison, culpabilité, déloyauté, déracinement, perte de l’identité, voire perte du goût à la vie. Des souffrances non verbalisées, que les descendants ressentent comme un manque, un vide intérieur, une difficulté à trouver sa place ou la sensation de ne pas être à sa place.
S’aventurer dans l’histoire « secrète » et « tabou » de ses ancêtres, est l’une des clés de compréhension de nos conflits intérieurs, de nos attirances refreinées ou de nos désordres émotionnels. Car si nous sommes amputés des liens physiques et matériels (terre natale, culture d’origine) ; nous conservons les liens énergétiques (prédispositions, penchants, engagements, …)
Nous sommes souvent le fruit d’une histoire mouvementée qui cherche sa stabilité, comme un arbre qui aurait perdu le lien énergétique avec ses racines ; comme une Famille où personne ne trouve sa place.
Revisiter notre histoire familiale, c’est reconstituer la chaine des transmissions culturelles.
Nous devons comprendre en quoi, ce qui fait aujourd’hui notre identité, est le résultat de transmissions respectées, dénaturées ou évoluées.
Et c’est parce que nous sommes héritiers d’histoires, mais aussi artisans de notre propre histoire, que nous nous devons d’explorer le passé pour asseoir le présent et décider du futur.
Nous nous devons de régénérer les racines tranchées !
Line LICAN – Sensyma